1913

 

Apollinaire
Maïakovski
Rilke
Pessoa

Au milieu des années 1980, je travaillais comme infographiste, refusant d'utiliser l'ordinateur comme moyen (indigne) de création artistique. Il faut dire que je peignais a fresco (fresque) ou a tempera (peinture à l'œuf), à savoir que j'étais plus porté sur des techniques anciennes. En y réfléchissant, je finis par me dire qu'il serait idiot de ne pas expérimenter ce nouvel outil – qui n'en était qu'un – offrant certainement des possibilités encore inconnues et sans doute intéressantes. Rappelons qu'à cette époque les capacités graphiques étaient très succinctes. Je décidai donc de mettre en séquence illustrée la première partie de la grande suite poétique d'Apollinaire : la Chanson du Mal-Aimé.

Ce choix s'était fait suite à une petite œuvre de la fin 82 : 6 feuillets (A5) dessinés au stylo (d'après photos), ayant chacun une strophe de ce grand poème (voir ici). J'ai repris ces croquis dans l'animation. Jugeant donc le résultat séduisant, j'entrepris de poursuivre et de faire une série poétique. Le recueil Alcool (où figure ce poème) ayant été publié en 1913, il me sembla intéressant de prendre des œuvres parues ou écrites dans ce proche avant-guerre ; sélectionnant des auteurs de différentes langues d'expressions européennes.

On trouvera donc :

 
Guillaume Apollinaire (France) la Chanson du Mal-Aimé (extrait)
Vladimir Maïakovski (Russie) Prologue & Épilogue de : Vladimir Maïakovski (théâtre)
Rainer-Maria Rilke (Autriche) 1ère Élégie de Duino
Fernando Pessoa (Portugal) Opiário

 

Je présente ici des captures d'écran (grandeur nature) significatives des 4 animations réalisées en mode VGA (640 × 480 pixels / 16 couleurs) sous MSDOS (système d'exploitation antérieur à Windows). J'en ai juste commencé 2 autres (en mode Windows : 640 × 480 pixels / 256 couleurs), mais sans les poursuivre – ni les abandonner. Il s'agit des poètes Endre Ady (Hongrie) et Jean-Pierre Calloc'h, dit Bleimor (Bretagne - mort pour la France en 1917).

J'avais prévu, lorsque le tout serait achevé, que cela soit diffusable.

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