Art Régénéré / Erneuerte Kunst

 

Série 3 - écrans - depuis 2007

Infographie (800 × 600)

 

En tant qu'artiste, mon rôle n'est pas d'exprimer mes idées... mais de mettre en valeur ou en évidence des idées (pourvu qu'elles soient fortes). Je puis avoir des partis pris, mais sans formellement prendre parti. Évidemment, c'est humain, ma personnalité va tout de même transparaître, mais ce n'est pas plus le but que le moteur de l'action artistique qui reste essentiellement tributaire de la réactivité de qui regarde (et "réfléchit"mon geste).

Si ces images furent bien conçues et réalisées en infographie, elles peuvent tout à fait faire l'objet de tirages – ce que j'ai fait avec la 8 (en 40 × 40).

1
5 variations
16 août 2007
2
3 variations
29 avril 2009
3
2 variations
25 octobre 2009
4
12 variations
27 octobre 2009
5
5 variations
2010 / 2011
6
3 variations
14 mai 2011
7
2 variations
22 mars 2012
8
2 variations
24 mars 2012
9
5 variations
25 mars 2012
10
3 variations
28 mars 2012
11
1 variation
14 avril 2012

 

Ces images peuvent être commandées sur support rigide en divers formats. Me contacter.

Toutes les variations ne sont pas toujours présentées.


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1 / Jugement Dernier

5 variations - 16 août 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

La vision manichéenne du monde et des individus, partagés entre le Bien et le Mal, est une figure aussi simpliste que réductrice. Son corollaire ultime aboutit au Paradis ou à l'Enfer, quelle que soit la forme qu'on leur donne, après le passage du Jugement Dernier. J'ai essayé de mettre en valeur l'artificiel de telles constructions mentales – ou plutôt intellectuelles – contre lesquelles je me bats, corps et âme.

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2 / Distinction

4 variations - 29 avril 2009

 

 

 

 

 

Reprise de l'horrible inscription sur le portail du camp de concentration de Buchenwald. Puisque Maurice P... a voulu partir "avec les honneurs" en se faisant enterrer avec le "hochet" qui va avec (comme l'a lucidement dénommé Napoléon), alors qu'il en avait été justement déchu par la République, je me fais un devoir ici de l'agiter pour brasser l'air au dessus de sa pourriture.

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3 / Stars & Strifes

2 variations - 25 octobre 2009

 

 

 

 

 

 

 

L'emploi de la langue anglaise (dans sa forme américaine) se généralise en Europe, sans pour autant enrichir le langage, mais au contraire l'appauvrissant en le réduisant à des pseudo-concepts issus d'une pensée très simpliste, sans envergure et d’une expressivité réduite à des lieux (tellement) communs. La chose a tendance à m'exaspérer, non pas par xénophobie ! car j'aime employer des tournures de diverses langues – y compris l'anglaise (brittish), le titre de cette série, "Advice", le prouve – mais par son emploi si souvent injustifié, sauf par un snobisme non plus élitiste mais vulgaire. C'est souvent d'autant plus ridicule que nombre de mots anglais sont juste du français à la prononciation modifiée. Un exemple frappant étant le verbe : flirter, venant de l'anglais : to flirt, venant du français (oublié) : fleureter, à savoir : conter fleurette...

On retrouve encore le phénomène dans les titres de films ou les chansons. Pour ces dernières, les chansons dites "à texte" (à savoir avec un contenu), ça n'existe à peu près pas en anglais, les paroles étant quasiment toujours ineptes ; tandis qu'il y en a beaucoup (au moins) en français. Comme c’est presque toujours le cas (chez ceux ayant recours à ce pauvre procédé), je crois que c’est surtout employé pour masquer des textes dont on sent bien qu’ils sont faibles. On est en plein dans le syndrome du sabir dont Molière raillait déjà la fatuité dans « le Bourgeois gentilhomme », censé dire beaucoup en peu de mots (typique de l'anglais, ayant en outre beaucoup de mots de peu de lettres). Quant à l’argument (qu’on entend souvent) de vouloir être "international", il est stupide, commercialement, car, à l’international, on aime vraiment entendre la sonorité du français, y compris en musique. Beaucoup (et particulièrement les anglo-saxons) trouvent ça même carrément très sexy !

Certains médias s'en donne à cœur joie pour divulguer et diffuser la "bonne parole" dans de stupides versions traduites d'américanismes. Ainsi, l'on entend souvent désormais des : Oh mon Dieu ! (pour : Oh my God!), oups ! (pour : houp, houp-là !) – et sans doute bientôt : ouch! (prononcer, en une syllabe : aoutch) pour : aïe ! Le pire étant certainement ce faux-ami qu'on entend lorsque telle personne, suite à un événement dramatique, est dite : dévastée... Pour info, le verbe anglais to devaste veut dire (en parlant d'une personne) : terrasser, foudroyer ; le verbe français ne s'appliquant jamais aux personnes mais uniquement à des lieux géographiques (une ville, la campagne, etc.). Il y en a bien d'autres, mais je suis trop exhausté pour continuer... Note que ce dernier terme est un anglicisme valable (à mes yeux et oreilles), puisque exhausted (épuisé) vient directement du verbe latin : exhaustire (épuiser) sans que le français ne l'ait retenu, peut-être pour ne pas le confondre avec :exhausser ; lequel ne doit pas être confondu avec : exaucer...

Somme toute, assez peu de gens comprennent vraiment l'anglais ; il est donc commode et facile à beaucoup de faire semblant d'exprimer quelque chose (d'exprimer un semblant de quelque chose) dans une tournure ne valant pas plus que du "yaourt" (tourné). C'est le refuge idéal des sans-talent. Quand on croit avoir quelque chose à dire, il vaut mieux que cela ait du sens.

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4 / Nativité

12 variations - 27 octobre 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Absolument personne n'est épargné par des préjugés basés sur la simple naissance ! ou le milieu de celle-ci. Nous y sommes tous exposés, qu'ils soient des autres envers soi ou de soi envers d'autres... Longue et heureuse vie (tels qu'ils et elles sont) à : Léon, Florimel, Jules et Annaëlle.

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5 / Arrête ton S.H.A.R. !

Sexisme / Homophobie / Antisémitisme / Racisme

5 variations - 2010 / 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette série – peut-être trop synthétique et demandant à être complétée – fait suite à la précédente en illustrant la proximité de pensée (si l'on peut dire) des discriminations les plus répandues entre des personnes, du simple fait de leur naissance. Hélas, une personne ainsi visée (mise à l'index) ne sera pas pour autant vaccinée de cette infamie puisque cela ne l'empêchera absolument pas d'avoir le même triste comportement envers « d'autres ». Un autre, on en trouve toujours ; mais il y aura toujours aussi un autre pour nous trouver « autre ».

photos : Petrus

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6 / Identité hachée

3 variations - 14 mai 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En tombant sur une francisque en plastique dans une boutique de Farces & Attrapes, j'ai eu l'idée d'en faire une Chose à Dire (la 45). Ayant trouvé le sujet assez motivant, j'ai voulu m'exercer à le décliner en images.

J'aime mon pays, sa et ses cultures (tant nationale que régionales ou importées), de même que la République et ses principes ! mais j'ai en horreur les nationalismes réducteurs et sclérosés (dans lesquels sont compris les communautarismes). Un éternel merci à Georges Brassens pour sa : « Ballade des gens qui sont nés quelque part. » Le comble de la bêtise – et du ridicule ! qui eût été drôle s'il n'avait également été criminel – fut sans doute atteint avec le pétainisme, à la fois ultra-nationaliste et collaborateur avec un occupant dont l'idéologie était (entre autres) très anti-française. C'est pourquoi j'ai trouvé plaisant et approprié la mise en abîme de clamer l'absurdité du nationalisme dans la langue très étrangère des envahisseurs (de l'époque).

Je voulais reprendre la formule (tristement) célèbre : « La France aux Français ! » mais j'ai estimé que ça ne rendait pas pareil en allemand et ai donc adapté : « La France pour les Français ! »

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7 / Étonnement

2 variations - 22 mars 2012

 

 

 

 

Cette composition typographique est clairement d'inspiration judaïsante. J'ai voulu conjuguer deux concepts, propres au judaïsme. 1°) Celui de considérer que D.ieu est dans chaque lettre ; comme, chez les chrétiens, Jésus-Christ dans l'hostie. Cela conforte le caractère "sacré" des textesattribut que je récuse généralement concernant quoi que ce soit de matériel, mais qui me pousse au respect, selon cette conception. Qui plus est, chaque lettre de l'alphabet hébreu a des caractéristiques spécifiques, et l'on peut même dire : un caractère particulier.

C'est en y réfléchissant que j'avais d'abord écrit : « Je m'étonne de chaque lettre. » Puis j'ai pensé au jeu de mot homophone : « lettre / l'être », ce qui m'a orienté vers le 2°), à savoir le « tohu-bohu », notion qui m'intéresse beaucoup. Cela vient une expression biblique (tohou va-bohou) décrivant l'état de la Terre au Commencement de la Création, généralement traduite par : « vague et vide ». Or on peut également interpréter la locution dans le sens d'un étonnement face à l'existence : « Je m'étonne qu'il y ait de l'être. » J'ai donc fusionné les propositions, me semblant convenir à tout contexte, pour nourrir la réflexion méditative.

J'en ai fait une autre version dans un carré.

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8 / der Künstler

3 variations - 24 mars 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L'artiste traverse alors une grave crise morale. »

J'ai conçu cette image au second degré (incluant de facto le premier) pour me moquer un peu des artistes – moi y compris, bien entendu (c'est du reste un autoportrait) qui ont facilement des états d'âmes ou des fragilités morales difficilement compréhensibles par le commun des mortels.

Comme pour toute vie, toute Œuvre connaît des hauts et des bas, ce qui est souvent plus conséquent pour l'artiste puisque les deux sont indissociables. J'ai opté pour la langue allemande car son effet sérieux accentue la caricature.

J'ai fait un tirage de la première sur papier photo (40 × 40) qui rend plutôt bien.

photos : Petrus

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9 / l'Art populaire

5 variations - 25 mars 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'art n'a pas à être particulièrement élitiste, mais ce n'est pas en s'abaissant au niveau ordinaire du public qu'on aura des chance de l'élever (le niveau et le public).

photos : Petrus

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10 / Médication

3 variations - 28 mars 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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11 / Désertitude

14 avril 2012

 

Le texte est extrait du conte philosophique : «Le Captif du Soir / »

photo : Petrus

 


à suivre...

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