l'Enfance de l'Art

 

C'est aux Beaux-Arts que j'ai découvert la peinture, comme pratique, laquelle m'était absolument contre-nature. Du reste, j'aime assez toujours la considérer comme telle. De fait, je ne suis pas peintre. J'utilise cette forme comme moyen d'expression (parmi d'autres), mais c'est l'expression qui toujours l'emporte sur le moyen. Je me sens donc beaucoup plus poète, dont le sens originel veut dire : créateur (en général). Le peintre est un spécialiste et je préfère, non pas les généralités, mais la diversité. J'ai besoin d'air. Et de beaucoup. Cependant, l'on verra dans la partie des Règles de l'Art que je puis être très intéressé par des aspects très techniques (que bien des vrais peintres ignorent), non pour eux-mêmes mais pour ce qu'ils permettent et soutiennent. Mais ici, dans cette partie, on en est encore loin.

Je fis quelques essais à l'huile, pour vite l'abandonner (à ce jour, je n'en ai fait guère plus), et j'ai essentiellement utilisé de la gouache, dont la seule qualité est d'être bon marché mais peu performante et d'une matière trop fragile qui se détériore vite à la lumière du jour. La pérennité des œuvres ne me préoccupait pas encore et j'en ai juste apprécié la facilité d'usage. Le débutant que j'étais ne s'est jamais soucié de "bien faire", mais de s'étaler dans la plus totale des libertés : celle du seul bon plaisir.

 


4 Pages d'Écritures
À toutes les périodes de mon parcours artistique, j'ai intégré du texte à l'image. Cette propension m'est naturelle depuis le début, peut-être parce qu'ayant dévoré de façon presque exclusive des bandes dessinées durant mon enfance et mon adolescence (pratique totalement abandonnée à l'âge adulte). Sans doute aussi par une attirance aussi forte qu'encore inconsciente et qui ne se réalisera qu'avec l'écriture poétique et littéraire, après 15 ans d'exclusivité plastique. Cependant, le texte devint vite un élément graphique à part entière, intégrant une dimension spécifique supplémentaire, créant une nouvelle perspective. Bien entendu, la forme de sa représentation est importante, pouvant se suffire en elle-même, comme c'est ici le cas. J'ai également souvent cultivé un goût pour l'hermétisme dont on retrouvera aussi un peu partout des traces énigmatiques.

 

 

 

 

1976 - gouache sur papier - 24 × 32

 

 

Youpi ! - 1 & 2

 

1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 


 

Voici 3 rares Paysages, sur nature, le genre ne m'ayant jamais intéressé (comme la nature morte), préférant de toujours la matière humaine.

 

Lorient - port de commerce (peint de l'autre rive de la rade)
1977 - gouache sur papier - 50 × 32

 

 

Plœmeur - carrière de kaolin
1977 - pastels gras sur papier - 65 × 50

 

 

Campagne à Plœmeur
1977 - pastels gras sur papier - 65 × 29

 

 


 

Pose allongée
1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 

 

Pose assis (Denis A.)
1977 - pastels gras sur papier - 32 × 50

 


 

à la Plage - 1
1977 - marqueur et gouache sur papier - 65 × 50

 

 

à la Plage - 2 (d'après ce dessin)

1977 - huile sur carton toilé - 61 × 50 (clic sur image pour agrandissement)

 

 

 

Lecteur - (autoportrait)
1977 - huile sur carton toilé - 61 × 50
Avec cette interpellation, sans doute voulais-je dire que, même dans mon travail pictural, il y a plus à lire qu'à voir ; les choses y étant plus racontées que montrées.

 

 

 

le Gigolo
1977 - huile sur carton toilé

 

 

 

la Fleur de l'âge
1977 - Laque sur bois - 90 × 60 (clic sur image pour agrandissement)

 

 

 

la Greule
1977 - huile sur carton toilé - (environ : 65 × 55)

Le titre est une abréviation de : greluche, et le tableau représente une prostituée. La scène se passe fin dix-neuvième – d'où le réverbère et la coiffure – car elle me fut inspirée par Toulouse-Lautrec (dans l'esprit et non la manière), que j'appréciais beaucoup (et apprécie toujours). Le trait est anguleux parce que vif et très spontané, ainsi qu'était ma manière de tracer : rapide et instinctive.

C'est ma première peinture à l'huile et je n'en fis que très peu (pour des questions de coûts) ; j'aimais pourtant beaucoup les odeurs de l'huile de lin et de la térébenthine. Je me souviens bien lorsque je l'ai peinte, un après-midi d'automne, dans la chambre de ma maîtresse... Mais c'est à ma sœur que j'offris le tableau.

J'en ai fait une autre version en 2003.

 

 

Chambre
1977 - huile sur papier

 


 

Dégoût
1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 

 

 

Honte
1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 

 

 

Détresse
1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 

 

 

Excitation
1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 

 

 

Nain de cirque (entrant en piste)
1977 - gouache sur papier - 65 × 50

 

 


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